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Écrit par
Antoine

[Test] PES 2008

Samedi 15 décembre 2007 à 09:26 | Dans la catégorie Tests
180px_PES2008_00.jpg Ahhh, PES, un jeu réaliste de foot. Autant le dire de suite, j’adhère plus à PES (enfin, Winning Eleven en fait) qu’à Fifa. Et voir débarquer une nouvelle version PS3 ne pouvait que me ravir. Konami a signé avec sa série un titre phare, mis sur un piédestal par beaucoup. Qu’en est-il de cette version? On s’échauffe tranquillement et on lance le test!
Euh, vous avez dit next-gen? La galette bleue tourne dans la PS3, l’écran chauffe, je me cale tranquillou dans mon fauteuil et j’attends la scène d’introduction du jeu. Pas que ce soit le plus fondamental mais j’aime à penser qu’une bonne introduction met directement dans l’ambiance et un peu à la manière d’une chanson, on sait d’entrée si on va prendre du plaisir ou non. Et là, petit choc lors des premières secondes, je crois que mon jeu est rayé puisque l’image est en noir et blanc, mais avec des couleurs mais c’est bizarre… Et bien voilà, je viens de résumer en quelques mots l’impression que va me laisser PES 2008. Le foot sur consoles se résume à un match perpétuel entre Konami et EA, entre la série des PES (des Winning Eleven si l’on veut être un puriste) et des Fifa. Deux équipes qui se font de l’oeil chaque année dans le couloir qui mène à ce stade géant qu’est la planète terre et où les buts se comptent véritablement en nombre de ventes et en dollars amassés. Ne l’oublions pas, c’est un business. Et si Fifa semblait toujours traîner la patte face à PES, il se pourrait bien que la version 2008 des deux séries marque un petit tournant. Un peu à la manière d’une Wii qui se beaucoup plus familiale, PES s’est ouvert à un public bien plus large, laissant sur la touche ses plus faciles fans, ceux de la premier heure, qui découvrait dans les premiers opus de la série une véritable simulation de football, avec de vraies équipes, de vrais joueurs et cette envie de ne jamais finir sur une défaite et de continuer à progresser.
Une IA boostée? On se dit qu’avec la PS3 et le fameux processeur Cell, tout va bien se passer au niveau de l’IA. Konami n’en est pas à un coup d’essai, ils savent ce que les joueurs veulent, ils savent comment utiliser leur moteur. Et bien, bof. L’IA saura certes vous mettre dans l’embarras si vous répétez des schémas tactiques à longueur de match. Mais au delà de cet aspect, c’est tout PES 2008 qui est déséquilibré: des stars limite dopées à aux stéroïdes quand on voit la rapidité avec laquelle certains attaquants décrochent les défenseurs, des couloirs immenses vides de tout joueur adverse, des proportions étranges et des ajouts inutiles. Konami a poussé le détail dans cette version en personnalisant au maximum certain joueur avec leur(s) gri-gri favori(s): Drogba, Cristiano Ronaldo, Robinho pour ne citer qu’eux voient leurs dribbles les plus célèbres modélisés. Alors c’est joli mais c’est digne d’un combo Street Fighter parfois pour réussir à en caser un dans une partie. On pourra aussi se prendre en photo avec l’Eyetoy et insérer son visage (après beaucoup de retouches si vous voulez ressembler à … vous) sur un joueur. Un des gros apports fait à cette version est, un peu à la façon de la palette sur Canal+, une surdose de statistiques en tout genre pour égayer les fins de match. Et comme sur Canal+, on s’en fout un peu de savoir combien de ballons tel joueur aura touché dans telle zone. Alors PES 2008 offre toujours la possibilité d’agir en vrai coach et de modifier au maximum les placements des joueurs sur le terrain, les comportements en attaque et en défense, leur agressivité et les combinaisons tactiques. Cela prend un certain temps, certes et fort heureusement, on peut sauvegarder ses paramètres pour les réutiliser. Konami conserve toujours une expérience chère et par exemple, l’animation du ballon reste plus que crédible. On maudira un contre désavantageux et on remerciera celui qui vous fera gagner une partie. Et pour ne pas changer une équipe qui gagne, les commentaires touchent le fond. J’étais habitué à une version française médiocre mais là, c’est la catastrophe.
Inégal Vous l’aurez peut-être compris, Konami s’est égaré en route. En voulant apporter de nouvelles choses, le développeur a perdu de sa superbe et a orienté cette version de PES vers une chimère, pas complètement ratée mais loin du niveau atteint par certaines versions précédentes. Le jeu prend vraiment une tournure arcade, qui si elle peut être appréciée par certains, tranche vraiment avec les puristes. Réussir une transversale à l’arrêt, même si ce n’est pas tout à fait impossible, relate quand même d’une situation étrange. Marquer est devenu beaucoup plus facile et la défense beaucoup plus laxiste. L’arbitre reste une valeur sûre sur PES et on se demande même si on ne les a pas associés à une vision d’aigle quand on voit que tout, absolument tout est sifflé. Même si des hors-jeu sont parfois virtuels en match, cela fait partie du jeu, cela peut arriver. Et bien pas sur PES 2008. La capacité de calcul phénoménal de la machine arrive à faire la différence au moins au centimètre près. Niveau online, le jeu retombe bien sûr dans ses premiers errements et même un lundi soir à 23h, vous aurez droit à de la téléportation de ballons, une communication difficile au possible et des modes limités (un contre un seulement dans des conditions simplistes). Il faudra attendre encore un peu pour avoir droit à plus en online même si 7 joueurs peuvent s’affronter en local. On peut espérer des patchs à ce niveau-là, comme pour les éditions précédentes afin de rendre l’expérience de jeu plus agréables. Enfin, un petit mot sur les licences pour finir ou comment Konami n’arrive toujours pas à s’imposer au niveau mondial. On pourra certes accueillir avec plaisir de nouveaux clubs, pas forcément très connus et très présents sur la scène européenne ou de nouvelles nations. Mais pourquoi ne pas se faire souffrance et acquérir les droits pour les différentes ligues européennes. La Bundesliga est inexistante, la Premier League dispose encore une fois de noms qui n’ont rien à voir. Et je ne parle pas des transferts pas à jour. Si on veut être en haut de l’échelle, il faut s’en donner les moyens.
En conclusion
Evaluation PEGI Développeur:Konami Distributeur:Konami Genre: Sport Joueurs: 2-7 Disponible:25 octobre 2007 Site officiel
Points positifs:
  • L’arbitre
  • Une IA intelligente
  • Les joueurs
Points négatifs:
  • Les licences absentes!
  • Online à deux
PES 2008 n’est pas mauvais en soi. Les parties restent agréables la majeure partie du temps, les modélisations sont tout à fait honnêtes. Pour autant, Konami s’égare et donne l’impression de partir dans beaucoup de directions sans vraiment finir ce qui a été commencé. En résulte un jeu inégal qui va sûrement pousser les joueurs de la première heure vers la série des FIFA qui, elle, semble aller dans la bonne direction. C’est dommage que Konami marque son arrivée sur PS3 de cette façon. Peut (beaucoup) mieux faire! Nous rappelons que les appréciations sont à remettre dans leur contexte et dépendent de l’avis seul du testeur. Il n’est pas conseillé de comparer les notes de deux jeux différents. La note est à titre d’information pour un jeu donné, au moment du test; nous vous invitons à lire attentivement celui-ci dans son intégralité.

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